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Argile Ishtar

Pour cette nouvelle création, Lakhdar Hanou se plonge dans une lointaine époque d’où il exhume des déesses symboles d’amour et de guerre, de femmes insoumises et dont les religions se serviront pour désigner le ma(â)l(e). Il tire un message humaniste de ces récits ancestraux. La voix  Suzanne Abdalhadi réfugié Irakienne, si aérienne, si incroyablement précise et présente, pourrait nous conduire sur le chemin d’une vérité retrouvée.

« Il y a quelques années, je rencontrais à Toulouse Suzanne Abdalhadi, réfugiée irakienne, avec qui je collabore pour  mon disque « Ne fut ce qu’en chine » en tant que percussionniste notamment les percussions à main orientales appelé le DAF utilisé à l’origine notamment dans les processions mystique et populaire. A cette époque le chanteur de l’album était peu présent au répétitions de par sa distance et  j’ai eu l’intuition de demander à Suzanne d’être la « voix témoin » afin de travailler au mieux les morceaux chanter, que ne fut ma surprise …

C’est la qu’est née diva d’orient (un répertoire à tout le pourtour méditerranéen) un prétexte pour « maturé » la voix de Suzanne et en connaître et grandir les détours. En parallèle une autre réfugiée d’un monde oublié ressurgi ! La déesse Ishtar de la culture mésopotamienne (dont l’Irak fait la majeure partie) à qui l’on doit les premières civilisations connu de l’écrit sur des tablettes d’argile, les religions et formes d’art etc.…

Que ce soit Lilith la première femme d’Adam que l’on retrouve dans la bible et qui aurait été formée à partir d’argile et serait donc son égale, l’épopée de Gilgamesh et le Déluge, tout  se trouve déjà dans la mythologie mésopotamienne. Il est temps d’interroger ce sacre passé au son du luth, de la lyre, de la percussion et de chanter, bref de ramener quelques vérités aux féminins et de faire résonner l’essence d’argile dont nous sommes tous pétri . »

Argile Dummuzi

La première partie de la création à été réalisé en 2018, portée par l’association Cricao Toulouse, en partenariat avec l’association Convivencia, le Café PlùM et la Ville de Colomiers. Nous avons recueilli des textes d’époque mésopotamienne et d’un poète contemporain le syrien Adonis (extrait du recueil  « poèmes de Babel ») que nous avons mis en musique à travers des compositions. Au total  trois oeuvres ont vu le jour pour quarante minute de concert qui ont été représenté en fin de résidence au centre culturel Ramonville, au Café plum à Lautrec et à Colomiers.

Les prochaines résidences de la création Argile se termineront du 25 au 29 janvier 2021 et du 25 au 28 mai 2021 en partenariat avec le centre culturel Henri Desbals Toulouse qui a une équipe et une direction dynamique, une salle de concert très respectueuse des ensembles acoustiques et a de bon techniciens et un bon équipement. Nous totaliserons une heure vingt de concert et nous prévoyons un enregistrements entre Octobre-Décembre 2021 et une sortie d’un album ainsi qu’une captation vidéo.

 

 Aspect Pédagogique et inclusif d’Argile

l’intérêt à faire la création « Argile » avec le centre culturel Henri Desbals, a plusieurs raison. Tout d’abord le point d’ancrage qu’offre le centre culturel  et son territoire où j’ai travaillé pendant 20 ans dans le social, la culture et mes premiers pas d’artiste avec un public fidèle qui se sont joint a d’autres publics de par mes propositions éclectiques.

Ensuite la salle Henri desbals, elle est très respectueuse des ensembles acoustiques et elle à de bon techniciens et un bon équipement.

Enfin une équipe et une direction dynamique pour à la fois être un centre culturel qui rayonne au niveau de la ville sans oublier la proximité, le quartier. Un contexte très favorable à notre création.

Argile est axé sur des croyances matriarcales apparut avant le monothéisme patriarcal. Il semble que le retour de l’expression féminine soit à l’ordre du jour, avec l’aide de Suzanne nous souhaitons accompagner tout action allant dans ce sens. Que ce soit à travers le chant ou tout expression artistique qui pourrait entrer en relation avec la création (danse, littérature, musique, céramique, art plastique, tatouage henné…). Nous pouvons bien sûr nous adresser à un public féminin ou bien à tout ce qui exprime le féminin. Pour le chant et la musique le public pourra aussi partager l’expérience d’un enregistrement et de la vidéo.

Impliquer des habitants et les structures de quartier dans un projet de long terme autour du chant afin de créer une dynamique inclusive qui fera ensuite partie de l’album du joueur de oud Lakhdar Hanou et fera l’objet d’une représentation publique dans le cadre de la fête de quartier de Bagatelle.

La seconde moitié de la création sera consacré à Gilgamesh et la mythique cité de Babel. Ci-dessous voici la traduction de quelques textes et des liens pour écouter des extraits.


 

Eloge à Ishtar/ Inti nour 

 Musique : Lakhdar Hanou / Textes sumérien traduit en arabe classique relatant les processions dans les temples :

« Déesse des déesses, reines des citées et de la justice de l’humanité.

Tu est lumière du monde et lumière du ciel Souveraine par tes superbes pouvoir tu te place au de la de toute les déesses. 

Tu dirige les lois de la terre et du ciel, les lois du temple et tu est présente aux prières loué dans les chambres secrètes »

 

Zigourat Babel  

 Musique : Lakhdar Hanou Textes : Extraits du recueil de « poème de Babel » du Poète Syrien Adonis

Babel est une blessure. De son sang jaillissent les pauvres. Babel est une misère – son sang engendre les poètes…  

Parfois, Babel est l’avant, Babel est l’après, Babel est la face des vivants et des morts. 

Babel nul ne la connait, nul ne l’ignore… Babel nul ne s’en souvient, nul ne l’oublie.

Babel, te voici, voici tes pas, Babel nous sommes venu bâtir un autre royaume. 

Nous sommes venus déclarés Que la poésie est certitude et Que la transgression est l’ordre

 

Samai dumuzi

Musique : Lakhdar Hanou Textes : sumérien traduit en arabe classique

Elle épouse le dieu-berger Dummuzi . Un jour elle décide de descendre au monde inférieur (les enfers) pour prendre le pouvoir sur ce monde détenu par sa sœur Ereshkigal, elle échoue et perd la vie. Le monde supérieur (le monde des vivants), en son absence, perd sa force fertile ; il a fallu donc l’intervention du seigneur des dieux Éa pour lui rendre la vie et l’extraire du monde des morts, mais en échange, elle était obligée de choisir un vivant pour prendre sa place aux Enfers ; pour cela elle délivre son époux aux diables qui l’emmènent aux mondes des morts. Regrettant plus tard sa perte, elle obtient des dieux l’autorisation de son retour cyclique parmi les vivants pour redonner à la vie sa puissance fertile.

 

Ishtar

Lorsque le seigneur Dumuzi, couché près de moi, aura pétri mon sein laiteux et succulent

Lorsqu’il aura porté la main sur ma divine vulve, lorsque, tel un bateau élancé, il y aura porté la vie

Lorsqu’il m’aura caressée sur le lit, alors, je le caresserai et lui décréterai une destinée heureuse ! 

Et tout en flattant ses lombes, je lui décréterai pour destin le pastorat universel !

Qui d’autres que lui est fait pour moi?

Que sa barbe est séduisante, Il est le berger que dieu à créer pour moi 

Qu’il est doux et soulageant de dormir main dans la main, qu’il est jubile et délicieux  lorsque nos corps lie son coeur à mon coeur

 

Dumuzi

Ton sein Inin est un jardin vaste, abondant et fertile, ton simple regard m’ensorcelle

Les mots que tu prononces sont une invitation sur tes lèvres, tu agite tous mes sens et tes baisers me bouleverse 

Musiciens participants à l’album: 

Lakhdar Hanou – oud (luth oriental), direction artistique et compositions

Suzanne Abdalhadi – chant et percussions

Auguste Harlé – violoncelle

Morgan Astruc – guitare flamenca

Raphaël Sibertin-blanc – Violon et Kementçhé (lyre)

Paco Labat percussions

Mira Abualzul – Piano

Lamar Elias – Violon

Hannah Alkharusy – Violoncelle

Debajyoti SANYAL- Tabla indien